Lorsque l’humain a découvert (peut-être par hasard) qu’il pouvait assurer sa survie en cultivant la terre, sélectionnant des plantes, puis récoltant le fruit de ce travail, il a, ce jour-là dévoyé un principe fondamental de sa relation avec le monde dans lequel il vivait : l’équilibre et l’harmonie qui en découlait.
La nature est équilibre et harmonie. Elle n’est pas figée, bien au contraire, mais ses changements se font selon un principe homéostasique. Cela permet la mutation dans l’équilibre. Déroger à ce principe entraine l’incongru et donc la disharmonie. En sélection artificiellement une espèce et en l’augmentant en quantité, on en diminue une autre, celle-ci étant déjà nécessaire certainement à d’autres et ainsi de suite.

Ce dysfonctionnement a eu un double effet :

D’abord il a fait naître et a entraîné l’homme dans une notion d’accumulation, d’avidité, puis d’aliénation de ses congénères. Avant, il pouvait guerroyer pour un territoire meilleur mais l’abondance était toujours issue de la nature elle-même. Maintenant, en toute ignorance de ce qu’est l’abondance naturelle, il tente de gérer ses cultures contre la nature.

En même temps il a, par ces mutations artificielles, disloquer les équilibres fondamentaux de la nature qui quoi que l’on fasse sera toujours la base de notre alimentation et donc de notre survie physiologique.

Cette découverte n’a pas été évaluée ni classée comme dangereuse, faute du passage au filtre de la conscience, peut être absente ou très peu développée à cette époque. C’est là, je crois, la leçon à retenir. Notre monde est ainsi fait que la leçon vient toujours après l’exercice. Cet état fait que nous devrions toujours considérer l’exercice comme provisoire tant que la leçon n’est pas apparue.

Alors même si chaque exercice est différent quant à son support, il est identique quant à sa leçon. En ayant idée de cela, nous pourrions inverser la forme du temps en posant comme préalable la conscience avant d’agir. C’est peut-être cela la caractéristique de l’espèce humaine mais qu’elle n’a pas encore mise en œuvre.

La dégradation du support a été telle que nous n’avons peut-être pas eu le temps de développer cette conscience et d’atteindre notre propre équilibre. L’espèce humaine va disparaitre de cette terre devenue impropre à son existence. Qui ou quoi réapparaitra ? quoi qu’il en soit, il est dommage qu’après tout ce que nous avions construit nous n’ayons pas pu ou voulu tirer de leçon et n’ayons pu poursuivre sous ces auspices notre trajectoire vers la lumière.

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